Actualités

Les asiatiques et chinois de France dans l’action politique et sociale

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COMME TOUS LES ANS, LES ASSOCIATIONS FRANCO CHINOISES FÊTENT À BELLEVILLE LE FÊTE DE LA LUNE. CETTE ANNÉE CHINESE FOOD DAY, SAMEDI ET PROJECTION DÉBAT "LA LIGNE DE COULEUR", LE 28.

VOIR L'AFFICHE

 

L'historienne franco-chinoise Li Ma a été agressée dans le RER B alors qu'elle quittait l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Dans son sac à main, dérobé à l'arraché, ses papiers, ses disques durs, des copies d'étudiants et un manuscrit à paraître prochainement.
L'Express, 19 juin 2015

Organisée par le Professeur Olivier Bouchaud, Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, CHU Avicenne, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et Université Paris 13. Plusieurs spécialistes médecins, psychiatres, ethnologues, spécilistes de la Chine et de l'Asie croiseront leurs expériences dans un objectif :

"Comment mieux les comprendre et mieux les soigner ?",

en prenant en compte les convergences, mais aussi les différences civilisationnelles, culturelles, historiques, religieuses, philophiques, médicales...

Programme - Affiche

Le 3 juillet 2015 AM, Journée Asie à Saint Anne, entrée gratuite.

De la traduction à la transmission, Expériences, recherches et cliniques en Asie.

Télécharger le programme

 

Wenzhou - ville pilote du capitalisme chinois et réforme en cours

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Face à l’extension du christianisme dans la région, perçu par les autorités comme « intenable », une campagne a été lancée en février dernier et les permis de construire des églises catholiques et des temples protestants sont étudiés de près afin de décréter la démolition des édifices qui auraient enfreint les règlements en vigueur.

Lire Églises d'Asie

D'après le Règlement sur les financements privés à Wenzhou, les entreprises ayant besoin de fonds pourront en emprunter auprès de prêteurs privés via trois sortes d'agences intermédiaires, à savoir les sociétés de gestion de capitaux privés, les sociétés de services d'informations financières et les institutions de services de prêts, qui ne font toujours pas partie du système financier formel dans les autres régions du pays.`Chine Informations, 28 février 2014.

En Chine, les entrepreneurs Wenzhous se plaignent du ralentissement économique et de l'augmentation des taxes. Comme leurs compatriotes d'outre-mer en Europe !

Pour payer plus d'impôt, faut-il encore disposer des marges pour le faire. Ce qui n'est pas toujours le cas, quand on est spécialisé dans le bas de gamme.

Seule une montée en gamme, en valeur ajoutée (qualité, services, marques...), en mode de distribution (internet, grande distribution...), en type de recrutement (hors famille, diplômés chinois et français...), avec une formation professionnelle des dirigeants et des salariés, permettra à ces entreprises chinoises de Wenzhou (en Chine et en Europe) de continuer leur croissance, tout en contribuant plus et mieux aux collectivités publiques du pays où elles sont installées.  Paris, le 26 octobre 2012. 

Le cancer chinois du "shadow banking" (banques noires). Article de Damien Durand, diplômé Sciences Po Paris et IEP Grenoble. La quotidienne d'Agora,  30 novembre 2012.

Rien ne va plus dans le berceau du capitalisme privé chinois. Frappée de plein fouet par la crise, la ville côtière de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle. Arte Reportage, 4 février 2012

France / Chine - des relations en mouvement

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Alors que le « couple franco-chinois » fête ses cinquante ans, Investissements Chinois en France - Mythes et Réalités ouvre le débat sur un thème bien peu débattu et pourtant d’importance : l’investissement chinois en France est-il une chance pour l’économie hexagonale ou, au contraire, une menace ?

Un ouvrage passionnant édité par PACIFICA. 

Dossier de presse ; Lien Éditions Pacifica ; Lien Amazon

Quel est le point commun entre les quatre derniers ambassadeurs chinois en poste à Paris, le patron de Decathlon en Chine, le millionnaire et roi du thé vert en Afrique Ye Wei… et le Prix Nobel de littérature Gao Xingjian ? Tous parlent le français et l’ont appris à l’université des langues étrangères de Pékin, communément appelée « Beiwai » en mandarin.

Les Échos, 10 février 2014.

L'assocation A.E.C.F. (Association des Entreprises Chinoises en France) : ces membres ont investi en France 1,4 milliards d'euros et créé 2800 emplois directs : Voir vidéo de présentation

 Cet intérêt des grands groupes chinois pour la France ne doit rien au hasard. On peut le dater précisément d’avril 2013, lorsque François Hollande, en visite officielle à Pékin, a déclaré que l’Etat était prêt « à lever tous les obstacles, tous les freins » aux investissements chinois, à condition « qu’ils contribuent à la création d’emplois et à l’activité ».

Dossier Les Échos, 6 février 2014. 

Les investissements chinois explosent, mais restent microscopiques (0,8% des investissements étrangers. L'expansion, 18 février 2014. 

Plus de 400 événements prévus : Centre d'information Internet de Chine 14 janvier 2014

Exposition Culture Chine Voir

Radio Chine International

Une nuit de Chine au Grand Palais, Le Nouvel Obs

Les couacs de l'amitié franco-chinoise, Arte , 10 janvier 2014

Encore des dizaines de milliers de sans papier chinois en France

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Chunlin LI vit avec sa femme aux Lilas (93). Ils ont une petite fille de 3 ans,  EMY, née en France. Elle fréquente la crèche Jacques Prévert depuis l’âge de 4 mois et est inscrite en petite section maternelle à l'école Romain Roland aux Lilas pour la rentrée. Très vive, elle parle déjà bien français pour son âge. M. Li est très présent auprès de sa fille dont il s'occupe le soir, quand la maman travaille. La petite réclame son papa tous les jours depuis sa mise en rétention il y a maintenant 9 jours."
"M. Li a une soeur qui vit avec son mari en région parisienne. Ils sont régularisés, ont construit leur vie ici, et ont deux enfants adultes, diplômés en France, qui y vivent et travaillent. Les deux parents travaillent, sont appréciés de voisins, des parents de crèche, etc. Bref, la vie de tout le monde. Sauf qu’ils sont arrivés en France en 2004, il y aura bientôt dix ans, qu’ils sont de nationalité chinoise et sans papiers.

Chunlin LI  a été arrêté le 13 juin 2013 lors d’un contrôle routier et placé en rétention. Il peut être renvoyé en Chine à tout moment, à 12 000 km, sans véritable espoir de retour,  abandonnant sa compagne et sa fille. 
Est-ce vraiment pour ça qu’Hollande a été élu ? Est-ce « normal » ?

 

 

Face au désir des étudiants chinois de rester travailler en France, une administration Kafkaïenne   Le Monde Blog   11 janvier 2013

Le délit de solidarité supprimé ! RFI 2 janvier 2013

France Info, 5 janvier 2013. 

" On s'est syndiqués pour avoir des papiers" Lire dans Médiapart, 27 novembre 2012

Actualités - Chine

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Par Michel Aglietta, le blog du CEPII

Le moral des chinois plombé par la politique de l'enfant unique Melty.fr

La Chine maintient sa politique de planning familial  Centre d'Informations Internet de Chine  15 ajnvier 2013

Les effets surprenants de la politique de l'enfant unique en Chine Yahoo 11 janvier 2013

Selon une enquête de chercheurs australiens, les enfants uniques chinois développent des traits de personalité peu propices à l'initiative économique. Les Echos.fr  11 janvier 2013

"Les enfants uniques manquent d confiance en eux"   Le Figaro 11 janvier 2013.

Si 145 membres du comité permanent ont voté pour le document, un contre et cinq se sont abstenus sur un texte sur le renforcement de la protection de l'information en ligne, prévoyant notamment l'obligation pour les acteurs du Net de contrôler l'identité de l'usager. Et si la transparence s'appliquait non seulement aux internautes mais aussi aux dirigeants et à leur patrimoine ? Une mesure indispensable pour lutter contre la corruption. "Si le peuple ne peut pas être victorieux des groupes d'intérêt, pourquoi avoir renversé Tchang Kai-chek?"Lire M Blogs, 29 décembre 2012

Recension par Wang Simeng, Doctorante en sociologie à l'École Normale Supérieure de Paris du livre : Chinoises au XXIe siècle. Ruptures et continuités de Marylène Lieber et Tania Angeloff. Lire sur nonfiction.fr, le quotidien des livres et des idées, 13 décembre 2012.

 

 

Actualités - France

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RECHERCHE FIGURANTS ASIATIQUES
POUR COURT-MÉTRAGE

Recherche des figurants asiatiques pour le tournage d'un court-métrage de fin d'études (école 3IS - Institut International de l'Image et du Son):

Projet: "Xiang Yin" réalisé par Xin Wang

Résumé: Zhang, un chinois de 50 ans vivant modestement à Paris, qui a tout abandonné pour devenir pianiste en France mais a raté sa carrière. Il va se réconcilier avec ses rêves passés et sa famille en aidant un jeune français ayant fugué du domicile parental pour devenir lui aussi musicien.

Rôles principaux interprétés par Shue Tien et Jules Sitruk

Nous recherchons des figurants asiatiques de tous âges pour une ou plusieurs de ces dates:
- le mercredi 18 mars après-midi
- samedi 21 mars toute la journée
- dimanche 22 mars
- lundi 23 mars

Tournage en région parisienne, non rémunéré.

Merci de m'envoyer photo, âge et coordonnées à: castingzhang@gmail.com
Nous serons très reconnaissants de l'aide que vous pourriez nous apporter dans notre entreprise.
Si vous souhaitez en savoir plus sur notre projet, vous pouvez vous rendre sur la page Facebook du film: https://www.facebook.com/xiangyincourtmetrage?fref=ts
Merci par avance.
Cordialement,
Alexandra Charles
2nde assistante réalisatrice
06 60 63 22 94

L'or retrouvé du restaurant Le Président symbole de la mue chinoise de Belleville. 

Le célèbre établissement, haut lieu du Tout-Paris et de la diaspora asiatique, a été racheté par un Chinois à des réfugiés du Cambodge. Dans tout le quartier, les wenzhounais ont pris le pouvoir !

Lire l'article dans Le Monde du 1 février 2014. 

Mardi 18 mars 2014  9-17h, au Salon Honorat, Cité Universitaire Paris 14

Informations

Dans le HUFFINGTONPOST, du 23 décembre 2013, Jean-Christophe Deprès, un des meilleurs spécialistes français du marketing, dit "ethnique", revient sur le terme "communautarisme", véhiculé aujourd'hui comme une injure, alors qu'il est à la base de la constitution de toute société. 

Dans son ouvrage "La Chine à Paris", Richard Beraha explique la structuration des réseaux Wenzhou, originellement méprisés du pouvoir central Chinois, et qui réalisent ce qu'il appelle "une mondialisation par le bas". Ce qui en jeu dans ces réseaux n'est pas un système para-mafieux mais ce qui nous fait défaut en cette époque de bonnets rouges : la confiance.

C'est ce qu'ont connu les Bretons, les Corses ou les Auvergnats ; à côté de l'Etat, des entités plus proches aident à s'ancrer, à évoluer. Avec des tensions parfois mais à profit pour la société. C'est ce à quoi aspirent aujourd'hui paisiblement nombre de musulmans français.

 

Les technologies visent à permettre le développement d'autres solidarités, fondées elles sur l'affinité, ainsi le financement participatif ou crowdfunding constituera bientôt une réelle alternative à un système bancaire trop éloigné des attentes de ses clients.

 

Divers

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 Les chinatown du monde, RFI, 6 janvier 2014

Pendant la première guerre mondiale, la France et l'Angleterre, manquant de main-d'oeuvre en raison de la mobilisation et des victimes de la guerre, ont recruté de 1916 à 1919 140.000 volontaires chinois (40.000 pour les Français et environ 100.000 pour les Britanniques: les Chinese Labour Corps -CLC). Centre Presse, 29 janvier 2014

"Tous les Chinois continuent à occuper une position quelque peu ambiguë, marginale, dans un entre-deux dans la société sud-africaine".

Dr. Yoon Jung Park est un chercheur en sciences sociales

Réseau International de Diaspora en ligne

Lors du séjour de François Holande à Pékin, François Pinault, patron de PPR (qui devient Kering), avec ses marques de luxe, et propriétaire de Christie's, fait un cadeau somptueux et sans doute apprécié au gouvernement chinois. 

Le Nouvel Obs, Le Figaro, 26 avril 2013

Événements

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INVITATION

La Maison de la Chine, les éditions L’Harmattan, et l'auteur, Frédéric BERAHA
ont le plaisir de vous inviter à l’une des deux présentations de l'ouvrage à Paris

APPRENDRE DE LA CHINE 
ET S'Y ORIENTER
Frédéric BERAHA
Collection Points sur l'Asie
ISBN : 978-2-336-00347-4 • novembre 2012 • 212 pages Prix éditeur : 21 €

Le 14 février à 17 h. 
La Maison de la Chine 
76, rue Bonaparte
Place Saint Sulpice 75 006 Paris Le 15 février à 19 h.
Espace L'Harmattan 
21 bis rue des Ecoles, 75005 Paris
Métro Maubert-Mutualité 

Apprendre de la Chine et s’y orienter se veut un outil précieux pour les entreprises confrontées au marché chinois. Elles y trouveront non pas des recettes, mais un socle de connaissances théoriques et pratiques, pour comprendre les évolutions du monde chinois, définir leur stratégie, analyser et améliorer leur pratique. L’originalité de ce texte tient, pour partie, au parcours professionnel de son auteur. Frédéric Beraha vit en Chine depuis plus de vingt ans et a occupé dans ce pays des fonctions multiples : enseignement, diplomatie, grande entreprise, conseil. Il décrit une réalité vécue de l’intérieur, propose des visions croisées et complémentaires : histoire, économie, management, stratégie, politique commerciale. Imprégné de culture chinoise, et pratiquant couramment le mandarin, il nous livre ici une analyse « à la chinoise » de la confrontation entre deux mondes qui doivent désormais converger l’un vers l’autre.

Lire la présentation ; Acheter Fnac.com ; Chine-Informations

Interview radio de Frédéric Beraha, sur le luxe en Chine ; gbtime 22 février 2013.

Jusqu'au 9 mars, le Forum des images, à Paris, embarque le spectateur pour un voyage cinématographique dans l'Empire du milieu. Une occasion de redécouvrir les cinéastes chinois que Courrier international a rencontrés.

22 janvier 2013.

"Associant des auteurs d'horizons géographiques et disciplinaires différents, l'ouvrage vient défricher un sujet d'étude largement délaissé en France par la recherche et le journalisme. Les difficultés d'accès au terrain, aux trajectoires et au vécu des communautés chinoises, servent trop souvent de pretextes à l'édification de carricatures criminalisant ou exaltant, parfois dans le même mouvement, une sorte de génie industrieux et secret - rarement déconstruit, rarement mis en doute".  

"Dans un style volontiers littéraire et imagé, les auteurs dépeignent le système d'entraide et de coopération...." ; "L'apport de l'ouvrage aurait pu se limiter à cette description - et c'eut déjà été beaucoup. Mais l'enquête montre également combien la migration rabat les cartes des rôles sociaux..."; Lire

Laurence Roulleau Berger, Directeur au CNRS, est un des rares sociologues français a avoir noué des liens institutionnels, de réflexion théorique et de terrain partagé avec des sociologues chinois. Après avoir publié un ouvrage de référence : La Nouvelle sociologie chinoise, avec Guo Yuhua, Li Peilin et Liu Shiding (CNRS Éditions 2008), L.R.B. démontre, à partir d'une approche théorique comparée, mais aussi des sujets d'études des scientifiques chinois, d'une part le foisonnement créatif de cette nouvelle sociologie et d'autre part, au-delà des différences, l'universalité des approches pour mieux comprendre l'homme et la société en mouvement. 

Le principal objectif de l’ouvrage, qui porte sur la désoccidentalisation de la sociologie est d’amener les lecteurs à sortir des carcans universalistes de la science occidentale. L’approche est critique au sens où elle permet de développer un modèle d’analyse des conceptions paradigmatiques de nos sociétés contemporaines par le dialogue.

Lire Lecture Revue Org

La Chine à Paris

Enquête au coeur d'un monde méconnu

 
 
Français

Les propositions aux pouvoirs publics

ANNEXE 2 : LISTE DES PROPOSITION DE L’ASSOCIATION HUI JI AUX POUVOIRS PUBLICS

http://www.huiji.org/index.php?option=com_content&view=article&id=89:des-asiatiques-l-en-france-r-ou-des-asiatiques-l-de-france-r-&catid=24:articles-richard-behara-&Itemid=55

 

Extrait d'une brochure publiée le 15 octobre 2008 par l'Association Hui Ji “Asiatiques en France ou Asiatiques de France ?". 

Elle s'adresse aux pouvoirs publics et propose des pistes de réflexion et d'action sur l'accueil en France des minorités asiatiques, en particulier chinoise.   

Elle a été réalisé dans le cadre de la Mission « diversité », présidée par Michel Wieviorka et commanditée par Valérie Pecresse, alors Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Une partie des conclusions – notamment sur les étudiants et les enfants de migrants – a été intégrée au rapport *. 

* Michel Wieviorka, Rapport à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur La

Diversité : Différences, injustices, discriminations en France aujourd’hui. Éditions Robert Laffont, Paris 2008.

 

Les pistes et les propositions

 

 

1.     L’attractivité de la France pour les étudiants chinois

 

  • Investir dans l’enseignement du français et de la culture française en Chine ; et du mandarin en France.
  • Revoir les dispositifs de sélection et d’orientation des étudiants (mieux contrôler les intermédiaires) ;
  • Mieux préparer les cursus universitaires avant le départ en limitant le rôle et le coût des intermédiaires ;
  • Disposer d’outils encore plus perfectionnés, sur une base locale, pour le contrôle au départ et pour la gestion des flux étudiants ;
  • Augmenter le nombre de bourses individuelles pour attirer les meilleurs talents ;
  • Développer dans nos universités et à haut niveau, les cours en anglais ;
  • Promouvoir les campus français en Chine et mieux assurer la présence des établissements supérieurs français (participation d’envergure et de qualité aux Salons éducatifs chinois, promotion active de programmes spécifiques, établissements d’antennes dans le cadre de coopérations universitaires...).

 

 

2.     L’accueil et le suivi des étudiants chinois en France

 

  • Favoriser la création d’une structure d’accueil et d’orientation (guichet unique), au-delà du service apporté par Campus France. Les étudiants seraient reçus dans leur langue. Cette structure - l’équivalent en France de celle mise en place en Chine par l’Ambassade  - serait financée en partie par les étudiants et soutenue par les pouvoirs publics.
  • Mieux contrôler certaines universités de Province et des écoles privées qui ont fait de la réception d’étudiants chinois un commerce lucratif.
  • Revoir le dispositif de formation FLE pour aboutir rapidement à une offre publique conséquente qui réponde aux besoins en termes quantitatif et qualitatif.
  •  Faciliter l’accès à l’emploi à la fin des études universitaires 

 

3.     La coopération scientifique 

 

  • S’instruire des modes de pensée et de pratiques asiatiques en intensifiant la coopération universitaire franco-chinoise ;
  • Dans le domaine des sciences sociales, susciter de nouvelles recherches franco-chinoises ouvrant sur des connaissances faisant « sens » pour dépasser l’eurocentrisme et le sinocentrisme ;
  • Favoriser la pluridisciplinarité, plus spécifiquement entre l’ensemble des matières scientifiques et les sinologues, qui vivent certes dans un monde franco-chinois mais dans un univers en partie clos, détaché des réalités sociales contemporaines. La France a pourtant accumulé au cours des siècles une impressionnante connaissance des cultures asiatiques et chinoises ;
  • Approfondir et réactualiser notre connaissance sur les migrations chinoises par des approches qui articulent le global et le local et des coopérations internationales.

 

 

4.     Les politiques migratoires
  • Ouvrir les possibilités légales de migration afin de :

§  Réduire les revenus d’origine mafieuse (des centaines de millions euros annuels pour le Zhejiang) ;

§  Éviter dix années de réclusion et d’exploitation aux clandestins, pourtant futurs chefs d’entreprise (ce sont leurs enfants qui ont le plus de handicaps psychologiques et pratiques pour l’accès à l’université) ;

§  Favoriser les investissements en France et les relations commerciales franco-chinoises.

  • Créer une carte micro investisseur à la disposition des jeunes candidats célibataires et des familles (couple et enfants) pouvant justifier des critères de réussite suivants :

§  Réseau familial en France (critère essentiel) ;

§  Pratique minimale de la langue (DILF) ;

§  Garanties financières à déposer sur un compte bloqué en France puis libéré le jour de la création de l’entreprise (d’où un meilleur contrôle des circulations financières entre les deux pays). Les migrants réunissent d’ailleurs assez facilement de grosses sommes grâce à la solidarité familiale[1]. Une partie pourrait être retenue pour couvrir les frais de formation. On limiterait de ce fait les revenus des filières mafieuses ;

§  Contrat de travail dans une entreprise française (appartenant généralement à un membre de la famille ou à un ami) où le candidat apprendra à connaître le pays d’accueil, sa langue, ses lois, son futur métier (formation d’accompagnement obligatoire la première année comme dans le système canadien[2]).

Ce dispositif devrait être appliqué aux migrants sans papiers déjà sur le territoire en unifiant conditions familiales et conditions économiques :

§  Mariage ou vie commune depuis plus de trois ans ;

§  Enfants nés en France ou scolarisés ;

§  Membres de la famille déjà régularisés (Père, mère, frère, sœur, oncle, tante, cousins germains) ;

§  Dépôt financier pour un projet d’entreprise (niveau de l’investissement : de 30 000 à 1 000 000 euros).

D’une façon plus générale, rejoignant ici les conclusions de la commission Attali, ce dispositif, qui s’appliquerait aux migrants de toutes origines, aurait un rôle majeur dans l’intensification des échanges commerciaux entre les pays de migration et la France et serait donc générateur de croissance, d’emploi et de co-développement. Il stimulerait le paysage de nos PME en manque de compétences et de réseaux pour s’intégrer aux marchés d’affaires mondiaux.

Théoriquement, des dispositifs existent déjà - telle la Carte Compétences et Talents -, mais les critères d’attribution sont trop restrictifs, notamment en ce qui concerne le niveau scolaire exigé. D’ailleurs, il se trouve que les dirigeants de PME (dans tous les pays du monde) sont le plus souvent autodidactes. Quant aux Wenzhounais, n’oublions pas que leurs grands parents étaient quasiment tous des paysans pauvres exerçant de surcroît des activités d’artisanat et de commerce ambulant.

5.     L’intégration des adolescents et enfants de migrants

 

  • Favoriser le regroupement familial dès le plus jeune âge ;
  • Régulariser les parents d’enfants nés en France et scolarisés. En pratique, commencer par réduire le temps de réponse qui est aujourd’hui de huit à dix années !
  • Attribuer aux grands parents des cartes de visiteurs. Les parents travaillant beaucoup, ils ont un rôle positif majeur dans l’éducation des enfants, et c’est toujours un honneur pour une famille que de s’occuper des anciens ;
  • Mettre un terme à la chasse au faciès, aux contrôles d’identité, aux arrestations sur la voie publique, aux retenues administratives dans les centres de rétention (même si l’Administration présente ceux-ci comme « les plus cleans d’Europe » !). L’internement est souvent humiliant, psychologiquement destructeur et surtout inutile : dans 75% des cas, la reconduite à la frontière (qui coûterait entre 15 000 et 20 000 euros à la France) n’a en définitive pas lieu et ceux qui sont expulsés reviennent illégalement en France dans la même proportion. Ces pratiques engendrent une peur réelle chez toutes les minorités visibles, en règle ou non, et nourrissent les « rumeurs » de racisme et de brutalité policière ;
  • Optimiser l’efficacité des classes d’accueil : dans l’Académie de Paris, 50% des enfants reçus dans ces classes pour non francophones sont chinois[3]. Mieux sensibiliser (et accompagner) les professeurs à la connaissance des familles et de leur culture et valoriser le travail extraordinaire pratiqué par une grande part d’entre eux, puisqu’une majorité des primo arrivants intègre un cursus scolaire normal, exceptés les enfants arrivés à l’âge de l’adolescence et qui mériteraient de gros moyens humains ;
  • Développer les crèches franco-chinoises (ASLC, Association d’Assistance Scolaire Linguistique et Culturelle) ;
  • Penser en définitive comme une chance (et non comme une potentielle trahison) les liens que ces migrants conservent avec leur pays d’origine ou celui de leurs parents.

 

 

6.     L’intégration citoyenne et la visibilité sociale

 

  • Favoriser cette visibilité en s’appuyant sur une jeunesse chinoise désireuse aujourd’hui de se montrer dans la société française (soutien aux Associations, aux jeunes chefs d’entreprise) ;
  • Investir dans la formation linguistique et culturelle des étudiants, des migrants et de leurs enfants ; accepter qu’un « sas » en partie communautaire soit requis les premières années ;
  • Développer des postes de médiateurs rendus particulièrement nécessaires pour ces populations qui ont des difficultés linguistiques et souffrent de la rigidité suspicieuse de nos systèmes dits d’accueil ;
  • Résoudre les rares et potentielles difficultés de cohabitation (par exemple la mono activité dans le 11ème arrondissement de Paris) par des approches pragmatiques, médiatrices, respectant la sensibilité des populations[4]. Les Wenzhous se dispersent sur le territoire pour rejoindre leur lieu d’habitation (et beaucoup sont propriétaires de leur appartement à Paris ou de leur pavillon en banlieue). En revanche, les activités de gros nécessitent un regroupement physique, qu’il s’agit de mieux maîtriser dès les premières implantations et d’orienter par des politiques publiques : là encore, leur omniprésence est quelquefois pointée par certaines associations[5], qui se félicitent par ailleurs du dynamisme économique que ces travailleurs apportent au quartier !
  • Mettre en œuvre des formations à destination des commerçants et futurs commerçants sur les lois sociales et fiscales et sur les méthodes commerciales européennes[6]. Sans doute les rendre obligatoires pour obtenir la carte de commerçant ;
  • Lutter contre le racisme insidieux lié à de fausses croyances, à l’exacerbation de peurs et à la propagation de rumeurs, à des postures idéologiques qui génèrent chez les populations un sentiment de rejet (ne correspondant pas forcément à une réalité, mais fortement éprouvé) d’où un repli communautaire ;
  • Développer des actions de prévention dans les quartiers sensibles où cohabitent des Chinois et d’autres communautés. Il s’agit de diminuer les agressions physiques dont ils sont souvent victimes (surtout les femmes). Ces actes crapuleux ou gratuits donnent par ailleurs rarement lieu à des poursuites ; 
  • Multiplier et soutenir les initiatives des associations qui visent à l’élaboration et la mise en œuvre de projets interculturels mixant les populations de toutes origines autour d’objectifs communs.

 

 

7.     Le développement des relations franco-chinoises avec la région d’origine d’une majorité de migrants

 

  • Développer les trop rares liens de partenariats, coopérations, jumelages, échanges, investissements croisés. Singulièrement avec le district d’origine d’une majorité de migrants : Wenzhou, un des districts les plus développés de Chine, avec une diaspora commerçante transnationale et des liens historiques de sang et de sueur avec la France ;
  • Favoriser la libre circulation pour ces Wenzhounais (l’augmentation des flux s’effectuerait dans les deux sens). Aujourd’hui, par crainte de l’immigration clandestine, le consulat de Shanghai pratique une politique discriminatoire envers eux (même pour les étudiants, les touristes, les parents de migrants et les hommes d’affaires). Paradoxalement, le flux migratoire s’en trouve stimulé ainsi que les revenus des filières clandestines, les prix augmentant à chaque nouvelle loi restrictive et variant actuellement en Chine de 1 à 3 en fonction des régions.

 

 Les modalités de mise en œuvre

À qui s’adressent ces propositions, ces pistes de réflexion et d’action ?

Qui sera concerné par leur mise en œuvre dans le cadre de politiques publiques ?

Ces propositions ont pour cible l’ensemble des décideurs et des acteurs publics de l’Etat, plus spécifiquement :

- Les pistes 1, 2 et 3 : domaines de l’Education, de la Recherche, de la Politique Etrangère, de la Culture ;

- Les pistes 4, 5 et 6 : domaines de l’Immigration, des Affaires étrangères, de l’Education, du Social, de la Santé, de l’Emploi, des Sports, de l’Aménagement du territoire ;

- La piste 7 : domaines de l’Immigration, de l’Economie, de l’Emploi, des Affaires étrangères, de la Culture.

 

La forte concentration des populations chinoise à Paris et dans les communes limitrophes du 93 et du 94 implique le Conseil Régional Ile-de-Francela Mairie de Paris et les communes à fortes implantations (Aubervilliers, Bobigny…). Leurs quartiers d’habitation et de travail sont souvent intégrés à des zones sensibles faisant l’objet d’actions spécifiques dans le cadre des politiques de la Ville, pilotées par les Préfectures d’Ile-de-France. Enfin, d’autres acteurs sont concernés en premier lieu sur certaines pistes : Chambres de Commerce(notamment CCIP), ANAEMACSE, Associations d’entraide aux sans-papiers, Associations de quartier, Associations franco-chinoises (Pierre Ducerf, Hui Ji, France Asie…).

L’Europe est aussi intéressée, parce qu’il s’agit d’un espace unique pour ces migrants, implantés et disposant de réseaux dans tous les pays de la communauté européenne et limitrophes (Russie, Ukraine, Turquie…), mais aussi dans pratiquement tous les DOM TOM, les pays d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud et bien sûr d’Océanie et Asie. 

Mais pour concevoir et mettre en œuvre de telles politiques, il est indispensable de disposer d’acteurs chinois ou d’origine chinoise. Il existe de nombreux relais susceptibles de participer à la conception et à la mise en œuvre de ces politiques : associations, syndicats de commerçants, presse chinoise, site Internet de la diaspora… Des associations européennes d’étudiants, de commerçants, de migrants sont en phase d’émergence. Certes, l’ancienne génération reste très (trop) conservatrice. Ses objectifs : maintenir les liens culturels et claniques avec la région d’origine et la diaspora éclatée, favoriser l’essor des affaires, siniser les nouvelles générations, acquérir de la face ici et là-bas… Néanmoins, de nouveaux responsables associatifs apparaissent. Bien intégrés dans le système chinois, ils le sont aussi dans la société française.

Enfin, n’oublions pas le poids prépondérant de l’Ambassade et des consulats de la République Populaire Chinoise, sur tout ce qui touche de près ou de loin aux politiques concernant leurs concitoyens.

Comment mettre en œuvre ?

Nous proposons de réunir un groupe de pilotage réunissant tout ou partie des acteurs indiqués ci-dessus. Animé par des chercheurs, il sera chargé :

-       D’affiner ces propositions, de les enrichir, de les mettre en cohérence ;
-       D’impliquer les acteurs asiatiques et chinois ;
-       De concevoir des orientations de politique publique, mises en œuvre ensuite par les Ministères, Collectivités locales et Institutions concernées ;
-       D’évaluer enfin leur mise en œuvre dans une approche globale et interministérielle.

 

Richard Beraha.


Président de l’Association Hui-Ji et membre de la commission « Diversité » conduite par Michel Wieviorka, pour le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur.



[1] Les Wenzhou ont un système original de solidarité, basé sur des dons et des contre-dons ritualisés, une fluidité du capital (international) et une confiance totale entre les acteurs ; on peut dépenser un tiers de son revenu dans des dons (mariage, naissance, ami, association ici et là-bas,…) ; on préfère prêter (sans intérêt), voire donner que de conserver son épargne à la banque. En retour, on est certain de disposer d’une aide en cas de besoin. C’est ce que l’on pourrait appeler l’impôt Wenzhou. Nous qualifions quelquefois rapidement ces flux de criminel.

[2] La journée d’accueil de l’ANAEM (Agence Nationale d’Accueil des Etrangers et des Migrations) est globalement appréciée, mais elle ne permet qu’une entrée en matière, perçue comme trop théorique par les migrants et peu interactive.

 

[3] Entretien rectorat de Paris.

 

[4] Un premier débat public a eu lieu le jeudi 19 juin 2008, organisé par la Ligue des Droits de l’Homme et présidé par le Maire du 11ième à Paris, Patrick Bloche. Il a accueilli environ 300 personnes dont la moitié de commerçants chinois, ainsi que les associations de riverains.

 

[5] Aure paradoxe : le fait d’avoir chassé les boulangers et les bouchers, alors que certains quartiers parisiens ont de la mono activité tandis que d’autres connaissent cette même désertification commerciale traditionnelle, alors qu’il n’y a pas de Chinois. Lors de ce débat, un commerçant chinois a posé la question : «  Pourquoi les Français ne créent pas de commerce et reprochent aux autres leur esprit d’entreprise ? ».

 

[6] Une action expérimentale visant à mieux connaître les besoins et les attentes des commerçants et futurs commerçants a été réalisée durant l’été 2008 avec la diffusion de 5 modules juridiques et commerciaux. Elle a été pilotée au sein de l’association Hui Ji par Chen Lin Liang et subventionnée par l’Acse.